Thorium : la nouvelle voie de l'énergie nucléaire

Du nucléaire propre ?

Thorium : la nouvelle voie de l'énergie nucléaire

Mise à jour du 8 01 13 :

Dossier interactif CNRS sur le devenir du nucléaire des futures générations de réacteurs de type 4 et des centrales à base de thorium

Découpe du futur tokamak ITER
Découpe du futur tokamak ITER

Réserve uranium 2007



Des réacteurs à « sels fondus » une autre alternative de produire de l'électricité nucléaire

Dans le futur sera t-il possible de produire de l'électricité nucléaire autrement qu'avec de l'Uranium ?



D'après de nombreux experts sur les usines à fission, la technologie actuelle, celle qui est exploitée, n'a pas été sélectionnée sur des critères de sûreté, ni sur une gestion accrue des déchets, ni pour des questions d'efficacités et si certains scientifiques mettent en avant les lacunes des centrales nucléaires au profit d'autres types de production, plus sur et plus « propre » c'est aussi parce que le dernier évènement de Fukushima au Japon leurs donnent davantage raison, de cette raison collective ( scientifiques, ingénieurs, techniciens, citoyens, certains politiciens ) il peut naître une nouvelle voie à la gestion et à la production de l'énergie nucléaire, présenté depuis plusieurs années comme une excellente alternative à l'Uranium, l'exploitation du Thorium pour l'énergie nucléaire présente de nombreux avantages notamment celui de satisfaire tout le monde ( enfin presque ).

Depuis Fukushima, les zones à risques des centrales sont donc davantage mise en avant, en France l'ASN vient de publier son rapport et ces recommandations, notamment sur la création d'un centre de gestion de crise répondant  au situation de catastrophe, mais aussi d'une Force d'action Rapide Nucléaire, des mesures supplémentaires visant à renforcer les piscines sont aussi suggérées,  malgré tout de nombreux scientifiques et experts dans le domaine de l'atome mettent davantage en avant les lacunes des caractéristiques fondamentales des centrales actuelles, car s'il on peut bénéficier de dispositif, de moyen, d'hommes capables de réagir rapidement face à des situations d'urgences, personnes ne pourra sans plaindre, cependant en partant du principe que ce sont les caractéristiques des centrales elles-mêmes qui font défaut, la réactivité face à l'urgence ne changera pas grand chose... avec des centrales de type « Génération IV » à base de Thorium beaucoup de scientifiques portent le caractère sécuritaire de ces nouvelles centrales, le résultat désastreux aurait été sûrement différent avec ce nouveau type de centrale....

Fukushima
Fukushima

en effet depuis plusieurs années beaucoup de scientifiques et d'ingénieurs planchent sur de futurs réacteurs,  le concept du réacteur au sels fondus a d'ailleurs été évalué et retenu au sein du Forum International Génération IV, ces experts ne proposent pas de retourner à  l'age de la bougie ( argument répandu que l'on retrouve chez les conservateurs-lobbyiste-etc...) mais offre à travers leurs études une alternative plus sérieuse, des réacteurs « génération 4 », car  les évènements passés de la fusion de Three Mile Island en 1979, de l'explosion de Tchernobyl en 1986  répondant à un dysfonctionnement humain et matériel n'ont pas servit à garantir les aléas d'origine climatique de Fukushima en 2011 et bien avant les évènements du Japon, aux USA début 2000, on réfléchissait déjà sur une nouvelle génération de réacteurs, avec pour objectif d'éliminer deux défauts :

la voracité en uranium des centrales
la gestion de la production des déchets radioactifs


Exemple d'un réacteur au Thorium
Exemple d'un réacteur au Thorium


ce qui tend à prouver et renforce la nécessité de développer une nouvelle façon de produire de l'électricité nucléaire, plus propre, plus sur, avec une gestion maitrisé des déchets radioactifs, le cas échéants, car si le consommateur lambda ce focalise en priorité sur la gestion de sa facture, pour bons nombres de personnes la sécurité ( et sa maintenance ) de tel réacteur et la production de déchets radioactif restent et resteront un souci, ce qui pour des raisons environnementales et pour des questions d'intérêt public sont de toutes façon des questions qui méritent un débat de fond, de plus l'épuisement des énergies fossiles, qui ne devraient plus représenter que 40 % de la production énergétique dans environ une quarantaine d'année, c'est à dire demain, reste elles aussi une source de préoccupation, l'Uranium  fait l'objet de beaucoup d'attention depuis plusieurs années, bien qu'il y est pas mal de controverse à ce sujet les nombreuses études des ressources convergent souvent sur un pic de production aux alentours de 2020-2030 avec un déclin prononcé pendant les années 2050-2100

thorium securing the resources

Uranium Resources and Nuclear Energy


Au delà des accidents des centrales, l'orientation d'une nouvelle stratégie énergétique doit dès maintenant être à l'esprit et malgré certaines réticences et l'entêtement de certains pour préserver la pérennité d'une technologie qui certes ne contribue pas à alimenter le Co2 certes elle à fait ces preuves, mais elle montre également des limites et de nombreuses lacunes...la voie de l'ère du Thorium ( voir d'autres également ) semble particulièrement envisageable et pour les excités de la bougie, l'idée du Thorium 232 est un projet qui a déjà vu le jour.....à titre expérimentale, en effet en Juin 1965 les chercheurs d'Oak Ridge ont mis au point  un prototype à sels fondus dénommé MSRE ( Molten Salt Reactor Experiment ) celui-ci  fonctionna durant 13000 heures et ce sans présenter de lourd dysfonctionnement, cette réussite pris fin lorsque les ingénieurs d'Oak Ridge, qui étaient en train de réaliser les maquettes d'un réacteur de 1000 mégawatts, ce sont vu couper leurs budgets de fonctionnement par l'ACE ( Atomic Energy Commission )  mais « l'acharnement thérapeutique » de quelques laboratoires, du Japon en passant par les USA et en France, au CNRS de Grenoble ont permis de faire évoluer le concept avec le tracer d'un nouveau réacteur de 1500 MW, sûrement plus abouti et plus fiable que celui espéré en 1965......en parallèle le Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble met en évidence ( et ce depuis pas mal d'années ) à travers  plusieurs publications d'études ou d'articles, l'intérêts que portent certains scientifiques au projet de réacteur à base de Thorium :

Nucléaire : un concept innovant les réacteurs à sels fondus
                 Concept de réacteurs à sels fondus en cycle de Thorium sans modérateur
                 Le Cycle Thorium en Réacteurs à sels fondus peut il être une solution au problème énergétique du 21 eme Siécle ( juin 2008 )


TMSR NM Thorium




un sirop de sel fondu vs de l'eau sous haute pression 

Thorium : Notre nouvel ami
Thorium : Notre nouvel ami


 Le Thorium : La nouvelle voie du combustible nucléaire ?

Le Thorium 232 ( nouvelle pépite ? ) est un minerai ( la thorite ) qui bénéficie d'une bien plus grande abondance ( 4 fois plus abondant que l'uranium ) que notre « cher » Uranium 238, en effet les ressources bénéficient de grand gisements, notamment en  Bretagne, en Australie, en Inde, en Turquie, au Brésil, en Norvège et au USA  et l'on retrouve de la monazite (  un phosphate de thorium et de terres rares, principal minerai de thorium ) en Afrique, en Antarctique, en Australie, en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud


découvert en Norvège sur l'ile de Lovoy ( Lien Wikipédia ) puis identifié en 1828 par le chimiste suédois Jöns Jakob Berzelius, c'est en 1898 que la française Marie Curie et le chimiste allemand Gerhard Carl Schmidt ont découvert la radioactivité du Thorium.
Le thorium se désintègre bien plus lentement que les autres matières radioactives, les rayonnements alpha émis ne peuvent pas pénétrer la peau humaine et malgré sa faible radioactivité, sa radiotoxicité est bien connu, notamment en cas d'ingestion ou d'exposition à un aérosol.

Le Thorium est déjà exploité pour divers projets industriels, notamment :

électrode, cathode
verres optiques
manchon à incandescence
utilisé dans l'industrie électronique comme détecteur d'oxygène
utilisé en chimie comme catalyseur dans la transformation de l'ammoniac en acide nitrique

Mais également :
projet Amster EDF



Une source potentiel d'énergie non négligeable :
pourrait ainsi fournir plus d'énergie que l'uranium, le charbon et le pétrole réunis
potentiel important pour une nouvelle filière de réacteurs nucléaires surgénérateurs

D'autres projets ont mis en évidence la capacité du Thorium

D'après  les ingénieurs les réacteurs à sels fondus offrent beaucoup davantage, que ce soit en terme de prolifération ( le Thorium se transforme Dans le réacteur en Uranium 233 ) pour des questions de ressources (  4 fois plus abondant que l'uranium et possédant un haut rendement, 40 % au lieu de 33 actuellement ) ou pour une meilleure gestion des déchets ( ce type de réacteur possède un profil régénérateur recyclant sans cesse son combustible ) et avec le retard de ces dernières années, la principale préoccupation reste le matériel capable de résister sur de longue période, la température de ce type de réacteur est nettement plus élevée que dans un réacteur actuel ( 800 ° au lieu de 320 ° ) et il reste le souci combiné des effets de radiation et de corrosion, c'est d'ailleurs ces défauts d'existences qui ont permis d'abandonner les projets des années 50 ( REP expérimental américain de Shippingport (Pennsylvanie), le HTR de Fort St. Vrain (Colorado) et le THTR allemand ) au profit de l'uranium, à noter que les sociétés françaises Sfec et Cerca ont participé à la fabrication du combustible au thorium et ce durant la période de 1975 à 1994  Rhône-Poulenc a produit le thorium comme sous-produit du traitement de la monazite.

De plus les caractéristiques mise en avant ( tout du moins sur le papier ) sont nettement plus intéressante :

Le coeur du réacteur ne pourra plus s'emballer
Les risques d'explosion ou de dégradation sont écartés
Plus de pression à 155 bars évitant ainsi l'ouverture d'une brèche et libérant le liquide de refroidissement et les produits radioactifs
Plus de problème de pompes électriques de refroidissement évitant ainsi aux réacteurs de rentrer en fusion lors d'une panne
la capacité de conception d'un réacteur fonctionnant au Thorium présente également un autre précieux intérêt, celui de recycler son combustible, ceci permettant d'éviter le lourd fardeau des déchets radioactifs des réacteurs actuels, de plus lors de la fission, le Thorium produit 10000 fois moins d'éléments « transunariens »
Moins de casse-tête en matière de sûreté
Moins de risque de prolifération ( avec les neutrons le Thorium se transforme en Uranium 233 et 232 )

Après les neuroSciences Ce sont sans doute les neutroniciens qui vont avoir le zizi tout dur

Les interviews extrait du dossier Science & vie de Novembre 2011 "Nucléaire sans uranium c'est possible"

N° 1130 Science & vie


les secrets du réacteur à sels fondus


les secrets du réacteur à sels fondus


« Victor Ignatiev ( Physicien à l'institut de Kurchatov ( moscou )

« Le réacteur à sels fondus au Thorium Coche toutes les cases de garanties de Sûreté »   

« Madame Merle-Lucotte Elsa du laboratoire de physique subatomique et de Cosmologie  ( LPSC ) de Grenoble :

Ce dispositif permet d'adapter sans cesse la quantité de combustible présent dans le circuit, alors que le coeur de nos réacteurs actuels doit contenir dès le départ une énorme réserve de Réactivité....

Réactivité ( et sa lointaine cousine volonté ) , c'est sans doute ce qui manque encore aujourd'hui et même avec un Fukushima dans le circuit.


Comme évoqué ci-dessus, les recommandations de l'ASN seront nécessairement coûteuse et pas effectif avant 2018, et s'il y a investissement massif à réaliser c'est bien sur l'avenir de nouvelles centrales, il y a d'ailleurs d'autres types centrales que le projet de réacteur à sels fondus (RSF) à base de Thorium, comme :

les 6 projets alternatifs au nucléaire

–  Réacteur rapide refroidi au sodium (RNR-Na)
–  Réacteur rapide refroidi au gaz (RNR-G)
–  Réacteur à très haute température (RTHT)
–  Réacteur refroidi `a l’eau supercritique (RESC)
–  Réacteur rapide refroidi au plomb (RNR-Pb)


Pourcentage des inventions climat brevetées dans le monde


les exemples sont donc assez nombreux , et en ces temps de made in French addict il serait sûrement judicieux de porter en travaux un prototype à titre expérimentale....pour l'heure depuis le 25 janvier 2011 c'est la Chine ( l'académie des sciences de Shangai a lancé un programme de 250 millions de $ sur un concept à base de Thorium ) qui mise sur ce concept car l'expansion économique de ce pays apporte une grande demande de consommation en électricité, l'origine d'exploitation était essentiellement tournée vers la production de charbon, mais pour des questions d'environnements et par souci de préserver les ressources en charbon, en gaz, et d'hydraulique, la question du nucléaire fut porter comme une évidence pour alimenter les besoins des 1.2 milliards d'habitants, le développement de plusieurs centrales sont donc en cours, comme la centrale de Qinshan qui aujourd'hui évolue dans sa troisième phase. 

Cycles uranium et thorium en réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium
Cycles uranium et thorium en réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium


L'Inde également ( 1 2 3 ) qui bénéficie d'un grand potentiel de ressource et possède une expérience grâce à son programme de développement du nucléaire, l'intérêt du Thorium pour l'Inde est évident puisque la ressource est abondant, la seconde raison c'est que ce pays est obligé d'acheter de l'uranium à l'étranger pour faire face à des périodes de pénuries comme en 2008 ( lien Pdf IFRI page 17 ),  la Suède en 2010 a également entrepris  le concept d'une quatrième génération de réacteur au plomb ( pouvant  ouvrir la voie au Thorium ou Plutonium )  dans le cadre de son renouvellement de parc nucléaire, peut-être également pourrait-on voir apparaître un projet européen ( comme le Projet European Fast Reactor (EFR) réunissant plusieurs sociétés de différents pays et permettant la réalisation d’un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium ) misant sur un futur développement de politique énergétique, inspiré du projet Desertec exploitant l'énergie solaire situé au Maroc et alimentant une partie de l'Europe, un programme de financement Européen pour développer le futur de l'électricité nucléaire à base de Thorium, garantissant pour les générations futures et les citoyens européens une indépendance énergétique maîtrisé, « propre », sans souci de ressource, de sûreté, d'environnement, des centrales compatibles développement durable.

part du nucléaire dans la production d'électricité en Europe


L'EPR ( 1600 MW ) : présente t-il un intérêt ?

En partant du principe assez basique que ces types de réacteurs sont dans la lignée de ces prédécesseurs tout en sachant que ceux-ci présente une architecture aux lacunes évidentes et souvent décriées, ont peut toujours se poser la question du développement et du financement de tel projet. 
Un exemple :
Les gaines entourant le combustible du « nouveau réacteur » sont toujours en Zirconium....matériau bien connu pour sa fabuleuse capacité à aggraver la situation en cas de panne du refroidissement du coeur


Le super Phénix prendra t-il son envol ?

Nom de code Astrid, sa construction doit débuter en théorie en 2017 dans le Gard, le super Phénix – réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium – est issue d'une technologie ne présentant pas toute les garanties en terme de sécurité et de sûreté, condition à priori sine qua non pour développer de tel projet.

La France actuellement n'est pas la seule à vouloir développer ce projet ( Chine, Angleterre, Russie, Inde, Japon..) basé sur cette idée, celle-ci a d'ailleurs fait l'objet de nombreux incidents, notamment le réacteurs Français Phénix ( entre 1989 et 1990 le réacteur connu 4 arrêts d'urgence automatique ) , les prototypes PFR ( UK ) et Monju ( japon ) tellement performant qu'il a du être arrêter durant 15 ans.

Pourquoi ce super Phénix ( astrid ) présente t-il autant de risque ?

La réponse se trouve sans doute là :

« Jean Couturier Directeur adjoint de la sûreté des réacteurs à l'IRSN : Si son combustible perd le contact avec le sodium dans lequel il baigne ( à la suite d'une bulle de gaz, d'une fuite ) la réaction en chaine s'accélère – à l'inverse des réacteurs actuels qui eux s'éteignent »

En sommes le Sodium brulant à l'air libre il réagit violemment au contact de l'eau, ceci ajoute donc un risque chimique au risque nucléaire.


L'électricité nucléaire en chiffres : 

432 unités nucléaires réparties en centrales – 83 %  sont des réacteurs à eau légère ( pressurisée ou bouillante ) dans les 30 pays nucléarisés 27 en possèdent un

la France et la filière électronucléaire  :
2% de la richesse national ( 33,5 milliards d'euros )
58 réacteurs à eau pour un investissement de 77 milliards d'euros
La France a produit en 2010 410 millions de MWh d'électricité (ou 410.000 GWh) avec le nucléaire  
La France est au deuxième rang mondial, derrière les Etats-Unis  et devant le Japon
La France est avec 74,8% de son électricité obtenue grâce à la fission de l'atome, le pays le plus dépendant
de ce type de production
Avec 19 centrales et 58 réacteurs, la capacité totale du parc nucléaire français est de 63.000 MW (unité de puissance, à différencier du MWh, une unité de production)
Aux Etats-Unis, la part du nucléaire est inférieure à 20%
Le prix du kWh en France pour les particuliers (9,94 centimes d'euro)
La moyenne des 27 membres de l'Union est de 12,75 centimes d'euro.
La facture d'électricité moyenne pour un ménage est de 450 euros par an en France, contre 850 euros en Allemagne

Bilan électrique français

répartition de la consommation d'énergie primaire
part de renouvelables dans la production électrique















Répartition des différentes sources d'énergies utilisées pour fournir de l'électricité





















Le coût  la sortie du nucléaire : les batailles des chiffres

Nous sommes aujourd'hui face à de nombreux scénarios, les nombreuses études, orientées ou pas, montrent que le coût sera forcément élevé, l'étude de la cour des comptes rendra son rapport le 31 janvier 2011, celle-ci nous donnera peut-être une meilleure indication de l'état des coûts de construction, de maintenance, de démantèlement, de recherche, d'exploitations,  etc...


La tribune : Nucléaire le rapport qui va jeter le trouble dans la campagne



Dans l'immédiat moultes études ou avis avancent des hauteurs de chiffres qui vont de 750 milliards à 220 milliards ( pour une sortie total du nucléaire ) 750 milliards c'est ce qu'avance prudemment l'article du Figaro, nous passons à 430 milliards avec une estimation ( suivant les scénarios ) de UFE, puis nous fleurtons avec les 400 milliards, c'est en tout cas le chiffre que nous dit Monsieur Henri Proglio, ensuite par l'intermédiaire de Global Chance, l'étude fait des estimations oscillant entre  394,8 et 430,5 milliards d'euros pour une sortie total du nucléaire en 2031, là maintenant nous allons naviguez vers les 220 milliards d'euros pour une étude des échos - Institut montaigne ( pour une sortie totale de l'atome )  et de 125 milliards d'euros pour le scénario d'une sortie partielle visant le mix énergétique à 50 % au lieu de 80 % actuellement.
Bref c'est quand même le dawa.


thorium the next generation of nuclear power
L'accord programmatique signé entre le PS et EE-les verts prévoyant de fermer 24 réacteurs sur 58 est une bonne nouvelle, mais il reste néanmoins la nécessité d'une part de le chiffrer et de l'autre de développer une nouvelle ère du nucléaire, le combustible au Thorium 232 semble remplir toutes les conditions pour garantir un développement "sain" de l'électricité nucléaire, nettement plus sain ( dans le sens large du terme ) que nos centrales actuelles


Alexis de Tocqueville [ il faut une science politique nouvelle à un monde tout nouveau ]



Sources et liens :

Exemple et explication video du Reacteur de type IV

 

Thorium Remix 2009 


LFTR in 5 Minutes - THORIUM REMIX 2011




Thorium Energy Future



Les chiffres du premier semestre 2011 de la musique enregistrée

A la lecture de ces chiffres et en comparant avec ceux du premier semestre 2010, le déclin des ventes des supports physiques ( CD )continue sa progression vers le bas ( -12% ) alors que le marché numérique progresse de 22,7 %, le marché de gros de la musique enregistrée est néanmoins en recul de 5,7 %



 Une nouvelle fois le chiffre des abonnements est en bonne progression avec une part des revenus numériques de 23, 2 % contre 14,1 % au premier semestre 2010, les revenus du streaming financé par la pub progresse timidement de 12, 9 % contre 10,9%, les revenus numériques issues de la téléphonie mobile sont quant à eux en net replis 12,6% contre 19,4 %, la mauvaise nouvelle se situe du côté du téléchargement internet en recul de 4,3 % avec 51,3 % des revenus numériques contre 55,6 % pour 2010.




Bien que le marche du numérique ne soit pas encore arrivée a maturité, le meilleur modèle des revenus semblent se destiner vers les formules d'abonnements, ce qui en soi ne constitue pas une réelle surprise, tend, les différences de formules sont nettement plus simple par ce mode de fonctionnement, ce qui d'ailleurs est aussi une bonne nouvelle pour les éventuels projets pour une mise en place d'une licence globale, si cher à notre ministre de la culture.

Le téléchargement internet, légal, est lui en progression de 13.2 % ( 12,3% pour les singles et 16 % pour les albums )  les sonneries de téléphone portable, qui à en croire les derniers chiffres, -20 %, semblent elles aussi destinées  à ne plus rapporter grand chose, il faut dire que l'on a pas un rené à ce mettre sous la dent.

Malgré l'excellente progression des revenus issus des abonnements, ceux-ci ne permettent pas, encore,  de compenser la chute des revenus du marché physique,  la chute toujours en progression est principalement dû aux titres ( - 42% ) et aux vidéos (- 44,5 % ) les albums eux résistent bien avec un recul de 7%, à noter que c'est en France que la progression est la plus sensible, la part de marché numérique est désormais de 23,5 % contre 18,1 % en 2010, cette augmentation de part de marché compense un peu le retard pris par la France par rapport aux autres pays.



 Il faudra malgré tout patienter jusqu'au début 2012, pour voir confirmer cette tendance des progressions des abonnements et du développement du marché du numérique.

A propos du blog et de l'auteur

Compositeur ( cybernoiser.net ), administrateur du portail zikmao.net, pratiquant un Apolitisme participatif je suis également un "libre" penseur agnotique guidé par un souci de développer et promouvoir les pensés et vertus du socialisme écologique ( partage et répartition plus équitable des richesses - préservation de l'équilibre des écosystèmes - Maintien d'une justice sociale - développement d'une politique culturelle évoluant et collant avec son temps, avec son époque ) et d'un ordre ( dans le bon sens du terme ) Démocratique.

Dans les échos des chaos issues des crises que nous traversons, dans une société proche d'un nouveau paradigme de la cité, je m'efforce de développer dans la réflexion et les flux de l'actualité, des articles qui dans son présent tenteront d'apporter, je l'espère, une certaine visibilité accompagnant la construction d'un avenir pourtant fragile et relativement sombre.

Dans l'ère du temps ira chercher les fragmentations et divisions que produisent nos sociétés dite "civilisées" et c'est dans l'intervalle des entre-temps - passé présent avenir - que l'on peut trouver toutes les clefs qui nous permettra de dépasser les tensions issues des déséquilibres et les égarements de la "démocratie" oligarchique,  de la société technologique et numérique.

L'impératif nécessité d'un profond changement de notre système de vie ne peut se dérouler sans la participation des consciences citoyennes - des volontés politiques - et du système financier - cette association d'intérêts réciproque ne peut s'effectuer en l'absence d'un des trois acteurs de la société de masse.

Le blog, les articles "Dans l'ère du temps"  sont à disposition selon les termes de la licence Creative Commons
Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transcrit

La lettre de Soun Music aux Candidats de l'élysée

Par l'initiative d'Anthony Mora-Amaya, rédacteur en chef de Soun-Music, plateforme de diffusion de musique indépendante sous licence Créative Commons, qui ne se contente pas que de diffusion mais enrichie également au travers de l'actualité ( le droit d'auteur, la loi Hadopi Vs Licence Globale, les licences libres, la Sacem et les actions du gouvernement via le ministère de la Culture ) un investissement d'engagement pour la communauté de la musique "libre" et indépendante, mais aussi pour défendre une vision , qui mérite sa place dans le développement de l'ère du numérique et de la défense de la culture.

Cette lettre est destinée aux candidats pour l'Elysée, son contenu, sa pertinence et son courage mérite d'y prêter attention et je m'associe volontiers en co-signant cette lettre.

Les questions sont orientées sur la Licence Globale, sur la réforme du droit d'auteur, la Sacem, sur le développement de la culture et du numérique.

Si toi, musicien amateur ou pro, amoureux de la musique et d'une culture vivant avec son temps, tu passes par-là, pense à soutenir cette initiative.

Il faut sauver le bateau Euro

Le rendez-vous de ce 16 août entre Monsieur Sarkozy et Madame Merkel n'a créé aucune surprise, les annonces comme la mise en place d'une taxe sur les transaction financières, l'instauration d'une règle « d'or » par les 17 pays de l'union européenne pour l'été 2012, ainsi que la création d'un gouvernement économique de l'euro ( réunion deux fois par an ) qui prendra place auprès du côté du conseil de l'union et de la commission européenne.

Un mariage de raison : le premier refus

Cette série de « mesure » face aux enjeux que nous traversons est-elle en mesure de satisfaire et d'endiguer cette crise ? Si d'après les espérances illusoires de la mise en avant des eurobonds ( mutualisation des dettes des pays de la zone euro ) pour tenter de faire passer le médicament et le refus de l'Allemagne, dans l'immédiat, du modèle de son fonctionnement, c'est aussi, là, un signe, qu'à court terme la stratégie dans un contexte de faible croissance et du manque de visibilité à moyen terme n'est pas présent dans ce pays, ni par ailleurs la volonté de devoir assumer son développement, ce qui d'un certain regard peu se justifier.
Malgré toutes les mesures décidées dernièrement seront-elle suffisamment pertinente dans ce contexte particulier de cette crise et des enjeux électoraux à venir ?

Le résultat de cette réunion, au présent, n'est pas très orienté sur la solidarité européenne, et bien que l'on puisse comprendre la réticence ( du moment ) de mettre en place une dette commune à tout les états de l'union monétaire, peut être manque t-il dans ces contextes si complexe du courage et des convictions, qui malheureusement rejoignent le peu d'enthousiasme manifesté lorsque la situation ce prête aux réformes structurelles et visionnaires de l'avenir européen, des pays la composant et des citoyens y travaillant.
Cette réunion donne un autre visage que celle du 21 juillet.

Là, aujourd'hui, on pourrait interpréter cela par des mesures rustines, tentant de colmater des brèches d'un système, qui de toute les manières possible sera sérieusement à revoir, pas le temps donc de se gargariser l'ego d'une réussite, il y a vraiment pas de quoi, et même s'il on peut entrevoir une timide avancée ( taxe sur
Les transactions financières notamment ) sur le processus des euros-obligations pour le futur, quand les piliers des états de la zone euro seront, croissance oblige et poids de dette en régime forcée, au mieux qu'aujourd'hui ( mais quand ? ) rien ne garantie la stabilité de cette zone, notamment pour les pays les plus défavorisés par l'impact des crises, des dettes, et du manque de croissance.

Aujourd'hui comme hier : un manque de courage et de convictions européennes
  




En visionnant les nombreux et riches intéressants graphiques ( évolution des dettes publiques sur la périodes 1995-2010 ) sur le site les crises.fr
la première chose frappante, même pour un nul en math, c'est de constater la continuité de la chute des recettes face à l'augmentation des dépenses donc de l'accumulation du déficit général dans une période, qui reste à souligner, présente une relative et faible croissance, cumulé aux tsunamis des crises financières et bancaires depuis 2007-08, ce qui ne manque pas de révéler de nombreuses interrogations sur le déroulement des divers budgets de ces dernières années – sur quelle base de modèle de croissance les budgets ont-ils été préparés ? - Comment aujourd'hui résoudre ce déficit général dans un contexte toujours aussi morose dû à l'absence de croissance ?



Aujourd'hui en France, notre ministre du budget nous rappel qu'il garde une confiance notoire dans la solidité de l'économie américaine, en tant que Français j'aurais nettement préféré qu'il développe la confiance dans l'économie de notre pays. Car dès à présent, il nous faut trouver 10 milliards de roros pour conserver notre confiance à l'égard de cette précieuse règle des agences de notations, pas de panique, il y a des idées et quelles viennent du centre, de la gauche ou des verts, les idées sont là et mérite d'être développées....même du côté de l'ump, d'ailleurs le consensus des idées commencent à faire émerger une ligne qui depuis des années cessent d'être l'objet d'une attention :

  • Réduire la diminution des charges sur les bas salaires
  • Regarder l’efficacité de la prime pour l’emploi
  • Revoir la baisse de la TVA dans la restauration
  • Taxer davantage les hauts revenus
  • Taxer les flux financiers spéculatifs
  • Augmenter la Tva sur les produits de Haut de gamme
  • Abaisser le coût du travail
  • Supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires
  • Abaisser l'impôt des sociétés des entreprises qui réinvestissent les bénéficient
  • Baisser la TVA sur le basique alimentaire
  • Continuer la lutte contre la fraude des petits et surtout des gros poissons
  • Epargner davantage les classes moyennes et les pauvres
  • Supprimer le bouclier fiscal
  • Revoir la politique de la gestion de la précarité 
  • Arrêter les interventions militaires en Lybie ( ici aussi ) et en Afghanistan 

Toutes ces mesures semblent partir du bon sens, reste à savoir dans un contexte politique chargé si elles seront aux rendez-vous dans les prochains mois voir les prochaines années.

Le cycle des crises

Depuis l'arrivée de la crise des Subprimes et du secteur bancaire, les crises financières tiennent un rôle prédominant dans l'échelle du crisomètre, ces crises annonciatrices de déséquilibres, nous enseignent que ce secteur arrive sans doute, dans sa gestion et son fonctionnement, à un tournant, à la fin d'un...cycle ou le système financier et bancaire tiennent le haut du pavé, dans un occident vacillant produisant une société fatigué.

Dans un premier temps les réactions de ces crises systémiques, ont été gérées comme n'importe quel Krach boursier, entre indignation, stupéfaction et expertise, nous expliquant finalement que le système est basé sur des fondations solides, que la plus grande puissance mondiale, les états-Unis, se remettra de ce Tsunami de la finance, que la croissance repartira, que l'Europe elle aussi solide, trouvera un second souffle, et qu'avec une bonne et tout aussi solide Régulation financière, les rouages de la machine du système repartira comme...en 40 !
Malheureusement il n'en est rien, la situation d'aujourd'hui succède à une pâle situation d'hier, la révolution technologique et sa bulle spéculative sont passées par là, produisant à quelques choses près les mêmes difficultés engendré par la révolution industrielle du 19ème siècle, bien que cette épisode de notre histoire passé n'est plus grand chose à voir avec l'histoire de notre présent, au jour d'aujourd'hui et bien plus qu'hier, le constat est là...les crises s'accumulent, Climatiques, Sociales, Fiscales, Culturelles, Écologique, Politiques, Médiatiques, Intellectuelles, Expertises, Énergétiques, Industrielles et Européennes......

Aurais-je oublié quelque chose ?

Arf ! Je vois ma boite de doliprane me faire un sourire sarcastique et me dire qu'il s'agit d'une crise mondiale, d'une crise de notre société.
Ah bon tout va bien alors ! Docteur vous m'en mettrez 4 par jours !

2007-2012 : l'époque des crises

Tout ces symptômes sont bien les signes d'une société qui peinent à produire un point d'équilibre, les difficultés que rencontrent les sociétés sont de toute les manières possibles inévitables, puisqu'elles résultent de plusieurs facteurs complexe à gérer, néanmoins lorsque la quasi totalité des fondements d'une société se met à faire converger tout les problèmes dans un espace temps relativement court et dans un contexte de crise financière et bancaire, il y a tout d'abord, en principe, la nécessité de prendre le temps de faire un constat général, d'observer le fond du problème ( enfin des problèmes ) en y mettant les bonnes formes et surtout éviter de s'assoir tranquillement au côté de la fatalité, du repli sur soi, et de la facilité consistant à dire finalement que cela fait « 200 ans que notre système est en place, il c'est toujours relevé et se relèvera », il est certain qu'il se relèvera, sans doute pas ou plus dans sa forme que l'on connait, malgré tout les tentations sont immenses de préserver ces privilèges, de garantir et de protéger ce qui peut l'être, bref ! En sommes de faire du conservatisme à outrance avec un protectionnisme mal dirigé, certes il peut paraître aux néo-conservateurs insurmontable l'idée même du changement, c'est malgré tout une nécessité vitale pour le système...démocratique et pour notre Société.

Dans une société qui a basculé dans l'oligarchie, évolution du système démocratique vers une culture de la richesse et du culte de l'argent, comment serait-il possible de résoudre les problèmes financiers autre que par des annonces de circonstances, donc de façade ?

Façade, oui le mot n'est pas trop fort, d'autant plus qu'il se confirme, aujourd'hui malheureusement, mais au-delà de cet état de fait, comment entrevoir et préparer l'avenir sur des bases qui sont toutes loin d'être aussi solides qu'annoncées ?

Car à l'heure des catastrophes, nul besoin de se baser sur le calendrier Maya pour voir une lueur, sans catastrophisme, d'un profond changement d'un paradigme qui prend son temps pour s'affirmer, sans catastrophisme finalement puisqu'il y a les solutions devant nous aux problèmes que l'ont rencontrent, c'est seulement dans l'accomplissement et le développement ou pas, de ces derniers, que la société pourra, ou non, relever les nombreux défis qu'elles s'apprêtent à traverser, bien sur nombreux devront retirer les grains de sable qu'ils ont devant les yeux autant d'ailleurs que l'aveuglement que procure un bon paquet d'euros, car la culture de la richesse et le culte de l'argent dans un système vacillant et en crise se succédant est un non sens, dangereux, qui accentue les problèmes des uns aux autres.

Dangereux finalement, puisqu'il peut faire le lit aux extrêmes, d'une part, de l'autre les crises et ces déséquilibres se succédant, elles se compliquent davantage car elles se nourrissent de l'incapacité à résoudre les conflits et ce qui en découle, un peu comme si le serpent se mordait la queue, une spirale qui engendre davantage la fragmentation de la société, car en plus de produire toute une série de dérives (..... ) et de vices (.....), autres facteurs annonçant des dysfonctionnements de la démocratie, l'accentuation de ces phénomènes influences directement le terreau des maux que la société subis.
Financièrement parlant l'accumulation et l'augmentation des dettes des pays occidentaux depuis 2007 contribuent également à alimenter le poids de cette crise.

2011 : l'impasse financière ?

Il a fallut une dégradation de la note de la dette publique américaine par l'agence de notation Standard & Poor's pour que la bourse puisse faire un plongeons, ramenant du même coup, le niveau boursier, au même niveau que 2007/08, il faut dire que temps que le fond du problème n'est pas réglé, il revient au galop comme un bourrin avec ces oeillières.
Mais il est néanmoins intéressant de s'attarder sur l'origine de cette dégradation, car est-ce l'incapacité des états-unis à rembourser à moyens et long terme la dette publique ou est-ce un problème de volonté dû à des difficultés de politiques internes ?

Certains ont jugés scandaleux la notation de S&P et s'indigne d'être dans son viseur, il faut dire que quand tout va bien on trouve normal d'être bien noté, quand la bateau vacille c'est un scandale, d'autres jugent que c'est une décision plus politique que financière et que la main mise des agences de notation ne reflète pas la réalité des états et de la société.

Toujours est-il que l'oiseau de mauvaise augure de l'abaissement de cette note n'est pas un signe très encourageant pour la suite, certes, certains peuvent toujours nous rassurer et se cacher derrière le prétexte d'une hypothétique nouvelle norme de la notation des états-unis, en clair elle annonce et amorce la suite des notations des autres pays..notamment la France...j'ai relevé un passage de Jacques Attali dans le Monde qui forcément a interpellé mon attention :


Est-ce encore un Hoax ? Sur qui et quelle déclaration se baser ?

Peu importe Finalement.

Nous sommes encore une fois dans une constatation ou l'on présente les déclarations des uns, plus rassurants à ceux qui confrontent et collent certainement mieux à la réalité, toujours est-il que ce genre de constats alimentent également le fait de voir des sondages révélant que les Français font plus confiance à Merkel qu'à Sarkozy, peut-être d'ailleurs pourrait-on trouver la même chose en Allemagne ?

C'est d'ailleurs un autre problème assez fondamentale, la confiance que place ces sondages au devant de la scène médiatique et des répercutions que cela produit, car quelques que soient son bord politique et ces convictions personnelles, il faut dépasser les clivages Gauche-Droite, aller à l'objectif, rassembler les bonnes idées et il faut pouvoir encourager de sortir de cette situation et soutenir son pays, en l'occurrence la France pour porter haut les réformes qui s'imposent.... d'inviter comme le fait Monsieur Sarkozy à rompre la douce et relative chaleur estivale pour réunir et rassembler ceux qui sont concernés par cet épineux problèmes, malheureusement on peut toujours douter du résultat que produira ce genre de réunion voir même des annonces de réformes qui seront présentées, les exemples sont malheureusement suffisamment abondant pour produire des arguments de non crédibilité, mais est-il nécessaire d'effectuer un développement ?

Dans ces circonstances, je dirais que non, ce serait contre productif, car il sera toujours temps de le faire si les réformes qui s'imposent ne sont pas appliquées, les crises sont une chance en quelques sortent ( il faut le prendre comme cela ), car elles peuvent nous permettre si toute fois elles sont comprises, de pouvoir réformer un système ( cette « régulation et moralisation financière » vient de nous montrer ces limites ) dans sa profondeur, en tenant compte non pas du seul problème financier et bancaire, ce qui serait une erreur fatale à l'occident et au reste du monde, mais dans sa globalité, à ce titre nous n'avons pas besoin de la quasi inutilité des intellectuels et experts asservit aux mondes médiatiques ( pour ceux en doutant encore voir le livre de Pascal Boniface «  les intellectuels Faussaires » confirmant les dérives de ces dernières années ) ( enfin inutile, j'abuse fortement, puisque leurs productions nous donnent des indications sur une société malade ), mais de sociologues et d'experts indépendants et surtout impartial, permettant de rendre une éventuelle visibilité du présent pour construire l'avenir, car avoir autant de cerveaux sous la main pour produire autant de déchet, je m'autorise à penser que finalement le tas d'ordure accumulé ces dernières années commence sérieusement à sentir mauvais.

L'Europe : une évolution ou une Fin ?

Car nous en sommes là, n'en doutons plus, cette crise financière et bancaire a rendu à fragiliser davantage un système d'une société qui finalement trouvait déjà des signes d'essoufflement, bien avant les Subprimes , aujourd'hui, car c'est cela qui reste intéressant et primordiale, aujourd'hui l'Europe c'est quoi ? Et demain ?

Quel modèle de société propose aujourd'hui cette Europe financière et bureaucratique face au problème que rencontre les pays de la zone euro ? ( on parle sans cesse de la dette grec, du Portugal, de l'Espagne et de l'Italie, on commence du bout des lèvres à aborder le sujet pour la France, nous sommes tranquille sur les 2 prochaines années, qu'ils disent )

Suite au somment du 21 juillet 2011, Elle propose à travers les eurobonds d'assurer la stabilité financière de la zone, de mettre en place un conseil de stabilité, mais se sera finalement, sans doute le 16 Aout que prendra forme l'avenir de cette zone, un rendez-vous Ô combien important qui réunira Madame Merkel à Monsieur Sarkozy, et c'est dans l'ironie du sort, une nouvelle fois, que ces deux pays vont se rencontrer pour tenter de sauver ce qui peut l'être, cet à dire le fonctionnement de la zone Euro, en sommes de l'Europe, ce qui d'ailleurs est en soi le plus gros problème de cette Europe, incapable de proposer et de développer un modèle de société autre que celui basé sur un système financier, certes, l'Europe reste d'une grande utilité sur le développement des européens, même si nous n'en avons que peu conscience, néanmoins l'élargissement de la zone Euro aurait dû s'accompagner d'un plan de développement d'une Europe Sociale et d'une restructuration du visage de la politique industrielle, qui dans un monde confronté à des difficultés financières et écologique part d'un bon sens...aujourd'hui seul le « couple » Allemand et Français est en mesure de soutenir cette zone, économiquement seule l'Allemagne en est capable, ce qui est une réelle préoccupation.

Les magiciens marchant sur des oeufs

Nous sommes dans une configuration terriblement complexe et compliqué, le poids des dettes publiques des différents pays occidentaux sont confrontés à un taux de croissance bas, de ce constat, simple, dans le « jeu » de la recette et de la dépense, comment mettre fin aux dettes ? Quelles formules mettre en place pour garantir la continuité et la vie de cette zone ? Comment développer de la croissance ?

D'une part ne pas écouter les arguments irresponsables des partis ou des idées extrémistes, consistant à vouloir sortir de cette zone, ce qui serait forcément une catastrophe que l'on oserait même pas imaginer et mesurer, de l'autre puisque le fonctionnement même de cette zone est en danger, dans la meilleure des solutions actuelle, c'est bien de développer une Europe Fédérale avec une question de fond de la budgétisation et de la répartition du protectionnisme de chaque états membres, mais aujourd'hui et à court terme n'est-il pas trop tard ? Ne s'agit-il pas seulement maintenant de calmer l'orage de cette tempête en proposant à Allemagne et aux peuples allemand de se porter cautionnaire d'un système en plein déclin, n'en doutons pas, cet échange risque d'être contraignant au niveau budgétisation ainsi qu'au niveau fiscal, tout ceci dans un contexte de pré-élection et sur un fond de tension sociale, déjà elle stigmatisée et pointée du doigt, présentée par certain comme un cancer de la société, la précarité, mais on peut toujours se cacher derrière le buisson de la pauvreté pour satisfaire ces coupes budgétaires ou affoler les compteurs de l'électorat populiste, des réformes entrepris, c'est bien la volonté des peuples, méprisés la plupart du temps, qui garantiront la pérennité du système ou pas, n'en doutons plus, non plus, le niveau de concession que seront prêt à effectuer le peuple allemand déterminera l'ensemble de la stabilité, mais rien ne garantie que ces concessions issues d'un pays pragmatique soit suivi par l'ensemble des peuples de la zone Euro, y compris la France, donc, une nouvelle fois le pire ennemi du présent est toujours le changement dans la Continuité.

Il ne s'agit pas de mettre au pas un système mais de l'aider à trouver un nouveau souffle, n'oublions pas que sur le chemin du pont séparant la démocratie de l'oligarchie, il y a la tyrannie.
Devrons nous assister aux déclins de l'occident ? Le pays du milieu n'en espérait pas temps pour prendre la main mise de la norme du système financier et servir de nouveau modèle de société.
La question est de savoir contre qui nous battons nous, de nous-mêmes et de la relation que nous avons avec l'argent !
La question est de savoir dans quel "idéal" de société nous souhaitons évoluer, nous et surtout les prochaines générations.